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Stéphane Arguillère

Stéphane Arguillère

Études, réflexions et souvenirs sur les religions tibétaines

Table du recueil des “œuvres diverses” (gSungs thor-bu)

Le recueil des “œuvres diverses” (gSungs thor-bu)


Notice générale

Nous disposons de deux rééditions modernes en deux volumes, fac-similés de la même édition xylographique d’A-’dzom ’Brug-pa, et qui ne présentent pas de différence notable entre elles. L’une d’entre elle (que nous appellerons édition (A)) comporte quelques précisions :

“Published by Pema Trinley
Printed  at : Sikkim National Press Deorali,
P.O. Tadong, Gangtok, Sikkim, India.
Price : Rs. 650 / Per Volume”

Cette édition comporte, à la différence de l’autre, une préface en anglais suivie d’une table des matières romanisée, comportant une brève notice anglaise pour les principaux textes ou groupes de textes.

L’autre édition (édition (B)) est d’une origine non précisée. Elle est identique à l’édition (A), à ceci près que les préfaces et notices anglaises ou romanisées lui font défaut, mais qu’elle comporte (vol. I, pp. 1-13) le bsTan-bcos kyi dkar-chag rin-po-che’i mdzod, table que Klong-chen rab-’byams est censé avoir établie lu-même de ses œuvres. Cette table est pratiquement identique à celle qui se trouve dans la biographie de Chos-grags bzang-po, dont j'ai montré (dans la Vaste sphère de profusion)  quelles difficultés elle présente.

PREMIER VOLUME DU GSUNG THOR-BU

A. Première section : fables didactiques versifiées — pp. 7 — 167.

2.    Ri-bong gi rtogs-pa brjod-pa legs-par ’doms-pa lha’i rnga-bo che lta-bu’i gtam (Blo-gsal ri-bong gi rtogs brjod) — pp. 8 – 95.
Colophon : écrit à Lhun-grub gling par Kun-mkhyen Ngag gi dbang-po.

3.    Po-ta-la kun tu dga’-ba’i gtam — pp. 95 – 137.
Colophon : écrit à “Rang-byung Padma’i gnas” par dPal-ldan bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po.

4.    Nags-tshal kun tu dga’-ba’i gtam — pp. 137 – 149.
Colophon : écrit à “Ri-bo yang-rtse’i rtse” par dPal-ldan bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po.

5.    Chos kyi sdom bzhi ston-pa dri-ma med-pa’i gtam — pp. 149 – 167.
Colophon : écrit à Gangs-ri thod dkar / O-rgyan rdzong par le Yogin Dri-med ’od-zer.

B. Deuxième section : hymnes versifiés à diverses divinités et éloges en vers de divers lieux — pp. 169-245

6.    bDe-bar gshegs-pa la bstod-pa lha’i rnga-bo che’i dbyangs-snyan — pp. 170 – 178.
Colophon : par bSam-yas-pa Tshul-khrims blo-gros, sans indication de lieu.

7.    ’Phags-pa ’Jam-dpal la bstod-pa me-tog gi chun-po — pp. 178 – 180.
Colophon : écrit à “Grub-ri rin-po-che ’byung-ba’i gnas” par dPal-ldan bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po.

8.    ’Phags-pa ’Jam-dpal gzhon-nu la bstod-pa mi’am ci’i dbyangs-snyan — pp. 180 – 182.
Colophon : écrit à “Ri-bo yang-rtse’i rtse” par dPal-ldan bSam-yas-pa Tshul-khrims blo-gros.

9.    dByangs-can-ma la btsod-pa gzhon-nu rol dga’i dbyangs — pp. 182–185.
Colophon : écrit à “Lhun gyi grub-pa’i ri rin-po-che ’byung-ba’i gnas” par dPal-ldan bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po.

10.    Tshogs-bdag la bstod-pa sdeb-sbyor rgya-mtsho’i sprin — pp. 185–189.
Colophon : écrit à “Ri-bo yang-rtse’i rtse” par dPal-ldan bSam-yas-pa Tshul-khrims blo-gros.

11.    Yer-pa’i gnas bstod padma dkar-po’i phreng-ba — pp. 189–192.
Colophon : écrit par dPal-ldan bSam-yas-pa Kun-mkhyen ngag gi dbang-po.

12.    Zhva padma dbang-chen gyi bstod-pa rol-mo’i sprin phung — pp. 192–203.
Colophon : écrit par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Kun-mkhyen ngag gi dbang-po.

13.    Zhva padma dbang-chen gyi dkar-chag gtsigs kyi yi-ge zhib-mo — pp. 203 – 235.
Colophon : écrit par Chos smra-ba Kun-mkhyen ngag gi dbang-po.

14.    Bum-thang lha’i sbas-yul gyi bkod-pa la bsngags-pa me-tog skyed-tshal — pp. 235-246.
Colophon : Composé par Theg-pa mchog gyi rnal-’byor-pa Dri-med ’od-zer à Bum-thang Thar-pa gling l’année du mouton de bois femelle (“written in 1355 at Thar-po-gling in Bum-stang” selon l’éditeur ; l’année est correcte).

C. Troisième section : préceptes et réponses à des questions — pp. 247-393

15.    Chos bzhi rin-po-che’i phreng-ba — pp. 248 – 264.
Colophon : Composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Kun-mkhyen ngag gi dbang-po à Gangs-ri thod-dkar.

16.    rGyu la khams ’dus-pa me-tog gi phreng ldan — pp. 264 – 268.
Colophon : Composé par Tshul-khrims blo-gros.

17.    rKyen la khams ’dus-pa ka kha gsum-bcu — pp. 268 – 270.
Ce texte peut être daté de 1332, année où l’auteur quitta gSang-phu.
Colophon : Composé par bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po à gSang-phu.

18.    Dus la mngon-par skyo-ba’i rabs — pp. 270 – 296.
Colophon : Composé par bSam-gtan-pa (bSam-yas-pa ?) Kun-mkhyen ngag gi dbang-po à Gangs-ri thod dkar.

19.    Rang la rang gros su gdams-pa rdo-rje’i mgur — pp. 296 – 312.
Colophon : Composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Gangs-ri thod dkar / O-rgyan rdzong.

20.    Thar-pa la bskul-ba’i rabs — pp. 312–331.
Colophon : Composé par Kun-mkhyen ngag gi dbang-po à Gangs-ri thod dkar.

21.    Ngang-pa’i dris lan sprin gyi rgya-mtsho — pp. 331–354.
Colophon : Composé par dPal-ldan bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po à bSam-yas.

22.    sNying gtam gsum-bcu-pa — pp. 354–360.

Notice :
Dans ce texte, l’auteur s’incite lui-même au renoncement. On n’y trouve aucun élément doctrinal, biographique ou stylistique qui permette de le dater avec quelque probabilité. Cette expression du désir de méditer dans la solitude est cependant tournée d’une manière qui indique que l’auteur, à l'époque où il a écrit ce poème, n’avait pas commencé à s’engager dans de longues retraites personnelles. Nous serions enclin à situer ce texte à l’époque de gSang-phu (1326-1332).

Colophon
: Composé par Tshul-khrims blo-gros.

23.    dPal-ldan bla-ma Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan la phul-ba’i gzhi lam ’bras-bu’i rnam-bzhag zhu-yig rin-po-che gser gyi mchod-sdong — pp. 360-363 (selon la table en début de volume) ; pp. 360-377 (selon ce qui apparaît au vu du texte).

Notice :
S’il faut se fier à l’édition que nous suivons et si la lettre adressée au Karma-pa Rang-byung rdo-rje commence bien à la p. 363, l. 1, ce court texte ne contient rien de plus que l’expression de l’admiration de notre auteur à l’égard du maître Sa-skya-pa Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan.
Toutefois il nous paraît vraisemblable, à l’encontre de ce qui est indiqué dans la table des matières en début de volume, que le texte versifié commençant à la p. 363 contient en fait la suite de la lettre adressée à Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan, soit une présentation versifiée de “la détermination de la base, de la voie et du fruit”. Non seulement la première partie du texte semble annoncer une suite qui autrement serait manquante, mais encore les thèmes traités dans la prétendue lettre à Rang-byung rdo-rje correspondent bien à ce qui était annoncé dans la première partie de l’écrit adressé à Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan. De plus, le nom de bSod-nams rgyal-mtshan figure dans les deux premiers vers du second texte : Grags dkar bsod-nams yon-tan phreng tshogs can | | bstan-pa’i rgyal-mtshan chen-po legs ’dzin-pa… S’il fallait encore ajouter un argument, disons que nous trouverions invraisemblable qu’une lettre adressée au Karma-pa ne soit pas précédée pour le moins d’autant d’éloges fleuris que ceux qui commencent l’épître dont Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan.

En fait, il est clair au vu du texte que la lettre adressée à Rang-byung rdo-rje commence p. 371, l. 3, où l’on peut lire l’incipit : rGyal-ba Rang-byung rdo-rje la dris tshig le’ur byas-pa zhes bya-ba bzhugs.

Nous traitons donc le texte versifié des pp. 363-371 comme constituant “la détermination de la base, de la voie et du fruit” adressée à Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan.

Après un bref préambule (pp. 363-364), l’auteur en vient à la détermination de la base (pp. 364-367) :

“l’Élément fondamental (gzhi dbyings) inaltérable est l’essence de l’esprit (sems-nyid), la constitution clairement lumineuse (’od gsal khams),
Le sugatagarbha parfaitement pur par nature,
Est occulté par l’inintelligence [conditionnant l’apparition de la structure]  adventice préhensible-préhensile,
Qui forge de toute pièce [des êtres imaginaires]. Au terme d’une longue accoutumance [à une telle illusion],
Qui donne lieu à des imprégnations psychiques en termes d’objet, sens (don)  et esprit,
Les apparences trompeuses du Cycle sont manifestement établies…”

Suit une évocation de l’errance sans commencement (thog-mtha’ med can) dans le samsâra, où chacun éprouve les conséquences de ses actes. Ce processus, cependant, est à l’image d’une illusion magique ou d’un songe, etc. Le texte rappelle nettement le premier chapitre du sGyu-ma ngal-gso. — Définition de l’esprit en rapport avec l’Intelligence. Comment, si on l’examine, il s’avère inexistant. “C’est en comprenant que le samsâra n’est qu’un nom, une illusion magique, que l’on accède à la constitution essentielle de claire lumière [qui en constitue] le fondement.”— Description de cette claire lumière (p. 365), “présente en tous mais dont le sens est difficile à comprendre.”
Cette essence est universellement inclusive à l’exemple de l’espace. On lit (p. 366) cette formule qui n’est pas commune chez Klong-chen-pa : “le gotra et tous les dharma sont l’Élément (dhâtu) et l’épiphanie de l’Élément (dbyings snang)”. À la lecture du vers suivant, on comprend que l’auteur utilise ici le mot dbyings (éq. skt. dhâtu) au sens de gzhi (Fond), ce qui ne correspond pas à l’usage technique le plus fréquent chez lui, et peut-être davantage à celle de son interlocuteur.

Ayant ainsi traité de la base, notre auteur en vient ensuite à la question du chemin (pp. 367-369) :

“Quant au chemin, nous pensons (’dod) qu’il faut dissiper les souillures [qui voilent] l’Élément,
Et que l’Intelligence mûrie par les quatre consécrations est l’esprit d’Éveil
Où se conjoignent vacuité et compassion,
Qu’il faut mettre en pratique au moyen des profonds points clefs.”

Puis il insiste brièvement sur l’importance de la foi, des vertus et de la “puissance prodigieuse de la grâce du maître” ; ces éléments réunis permettent que “consécrations, instructions et préceptes [nous] confrontent convenablement (legs-par ngo ’phrod) à la claire lumière de l’essence de l’esprit, mode-d’être fondamental”.

L’étape suivante est de demeurer sans distraction dans cet “état de compréhension” (rtogs-pa’i ngang) procédant de la confrontation, sans attachement aux expériences de délice, clarté et absence d’idées fictives qui peuvent se produire. La “méditation souveraine” (sgom-pa’i rgyal-po) est “la clarté inhérente (rang gsal), demeurant en soi-même (rang-gnas), de l’Intelligence elle-même, exempte des proliférations de la pensée et du discours” : c’est dire que la seule méditation adéquate n’est pas œuvre de l’esprit (sems), mais n’est rien d’autre que l’essence de l’esprit (sems-nyid), laissée à elle-même. L’auteur affirme que par la bonté du maître, il a la bonne fortune d’y être établi comme en son palais, et compare l’adepte à la montagne axiale. Puis il exprime cette condition en termes de purification du complexe souffle-esprit et (implicitement) de dissolution des souffles circulant ordinairement dans les canaux latéraux à l’intérieur du canal médian (ce n’est pas habituellement son souci de mentionner cet aspect des choses, qui, du point de vue du rDzogs-chen, est de l’ordre de l’épiphénomène, à la différence des méthodes de la “phase d’achèvement”, où c’est au moyen du contrôle des souffles, etc., que l’on produit un état similaire. Mais on peut penser que cette dernière approche était beaucoup plus familière à Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan).

Suit (p. 368) un passage qui nous paraît faire allusion aux visions du thod-rgal, mais qui est suivi d’une allusion aux pratiques de la phase d’achèvement (bzhi-pa’i   de-nyid phyag-rgya chen-po ni | | mtha’ gnyis gnas bsal dbu-ma’i rang-bzhin te | | dus gsum rgyal-ba kun gyi gshegs-shul lags |). Un tel rapprochement, s’il n’a pas simplement vocation à flatter le destinataire de cette épître, signifie que les pratiques yogiques du rdzogs-rim ont la vertu de produire le même résultat que les instructions contemplatives du rdzogs-chen. On peut se demander quelle est véritablement la pensée de Klong-chen rab-’byams sur ce point ; si tel est le cas, la cohérence n’est pas immédiatement visible avec d'autres passages de l'œuvre.

Le chapitre sur le chemin s’achève par une allusion aux degrés de développement de la compréhension ; vient ensuite (pp. 369-370) la partie relative au fruit. On notera qu’ici encore, quand il est question des Corps formels, les accumulations de mérite ne se voient attribuer aucun rôle, leur production étant toute entière attribuée à “la puissance de la grâce des Vainqueurs et des aspirations des êtres à convertir”.

Le texte s’achève (pp. 370-371) par une prière adressée aux maîtres afin qu’ils ne se fâchent pas des erreurs que ce texte pourrait contenir ; puis vient la réversion des mérites liés à la composition en vue de la longue vie et du développement de l’activité de Dam-pa bSod-nams rgyal-mtshan et plus généralement pour le bien des êtres.

L’auteur précise qu’il a composé cette lettre à Grogs ri rin-chen brtsegs-pa’i gnas ; il la signe du nom de bSam-gtan-pa Kun-mkhyen ngag gi dbang-po”. Nous soupçonnons que bsam-gtan-pa (contemplatif) est peut-être (mais pas nécessairement) mis par erreur pour bsam-yas-pa (religieux du monastère de bSam-yas).

23. rGyal-ba Rang-byung rdo-rje la phul-ba’i dri yig

Annoncée dans la table en début de volume comme se trouvant aux pp. 363-377, cette lettre au Karma-pa Rang-byung rdo-rje n’occupe en fait que les pp. 371-377. Comme le texte est traduit dans la Vaste sphère de profusion, il n’est pas utile de le présenter davantage ici.

23. Sems dang ye-shes dris-lan (réponse aux questions de Chos-grags bzang-po) — pp. 377-393.

Comme son titre l’indique, ce texte porte sur la distinction de l’esprit ordinaire (sems) et de la connaissance principielle (ye-shes), point capital et spécifique de la doctrine de la Grande Complétude. Il a pour sous-titre, précisant sa nature, “instructions [pratiques] sur l’examen de l’esprit et de la connaissance principielle” . Ce texte porte la marque d’une bien plus grande maturité que le précédent, tant dans son style (voir les stances versifiées du début, infiniment plus maîtrisées, nous semble-t-il, que celles qu’on trouve dans la lettre adressée à Rang-byung rdo-rje) que dans son contenu doctrinal (on va le voir) et dans les références qui l’émaillent. À cet égard, une chose peut étonner : bien que le texte soit apparemment composé à Gangs-ri thod-dkar, donc dans la deuxième moitié de la vie de l’auteur, à l’époque de la maturité, aucun des textes cités ne semble relever de la littérature du rDzogs-chen, bien que plusieurs appartiennent au corpus particulier de la littérature tantrique des rNying-ma-pa. Peut-être cela tient-il à quelque particularité des questions posées par Chos-grags bzang-po ; en tout état de cause, ce détail n’est tout de même pas de nature à faire douter de l’authenticité du texte, que l’on peut bien tenir pour mineur mais qui est en tout point conforme à la doctrine générale de Klong-chen rab-’byams.

Après les stances d’usage, le texte commence (p. 377) par cette déclaration qui en souligne l’importance :

“La Pensée (dgongs-pa) des sûtra et des tantra [peut] sans faute
Se réduire à l’esprit et à la connaissance principielle.”

Suit un bref exposé (pp. 377-378) de la triple révolution de la roue du Dharma. Selon sa tendance habituelle (dont se démarquera, bien plus tard, ’Ju Mi-pham), Klong-chen-pa privilégie le troisième cycle, destiné à ceux dont les facultés sont les plus aiguës, tandis que les deux premiers sont autant de préparations pour disposer aux vérités qui s’y trouvent révélées.

Ces remarques introductives ouvrent sur le corps du traité, articulé selon les trois rubriques de la base, de la voie et du fruit. La Base, ici, conformément au système général du Mahâyâna est le moment de l’impureté initiale (selon la stance 45 du Mahayânottara-tantra-sâstra, citée p. 379 : “Il est dit que les impurs, ceux qui purifient l’impureté et ceux qui sont au plus haut degré d’une pureté parfaite sont respectivement les êtres sensibles, les bodhisattva et les tathâgata”).

La base, plus précisément, c’est “la présence en soi de la connaissance principielle clairement lumineuse au moment où [l’on est] un être sensible”. La voie est définie, pour les bodhisattva, en rapport avec les quatre premiers “chemins” (margha) classiques de la littérature du Mahâyâna. De même le fruit est-il “la perfection des qualités telles que les [dix] forces, etc., au moment où [l’on est devenu] tathâgata.”

Après ces définitons liminaires, l’auteur traite successivement les trois moments de la base, de la voie et du fruit. L’exposé de la base commence à la p. 379. Comme à l’accoutumée, Klong-chen-pa décrit d’abord la nature de Buddha présente chez tous les êtres, puis l’égarement fondamental et l’errance qui s’ensuit dans les diverses conditions du samsâra. Il est clairement posé cependant (p. 381) que cette errance ne dégrade aucunement cette nature Eveillée ; elle est (p. 382) seulement occultée par l’esprit ordinaire. L’auteur récuse une objection à ce propos. Le point essentiel de la discussion (p. 383) est de savoir si les aspects du chemin tels que la production de la pensée d’Eveil relèvent de cet esprit occultant ou de l’essence de l’esprit. Dans le premier cas, il semble que les qualités du chemin seraient abolies lors de l’obtention du fruit avec l’esprit qui leur servait de support ; dans le second cas, leur production paraît impossible, étant donné le fait que l’essence de l’esprit, étant inconditionnée, n’a rien à faire avec l’ordre du devenir et de la production. Pour résoudre cette difficulté, selon l’auteur, il faudrait apparemment surmonter l’opposition massive de l’esprit et de son essence ; mais il ne donne guère d’indication en ce sens : en effet, la venue au jour de l’essence de l’esprit (sems-nyid), autre nom de la connaissance principielle (ye-shes), exige la suspension ou suppression (’gags-pa) de l’esprit.

Une formule de la p. 384 nous donne à entendre que ce dont il est question en termes de “production” (bskyed) est au fond de l’ordre de la suppression de ce dont il faut se départir, soit l’esprit (sems) et ses affections (sems-byung). La manière dont l’esprit se fonde sur la dimension (ngang) de l’essence de l’esprit sans toutefois s’y fonder (brten-pa med-pa’i tshul gyis (…) brten) est comparée à la manière des nuages qui, planant, s’étaient du ciel.

Les trois mondes procèdent de nuances dans la perception inadéquate de cette essence ; les apparences du samsâra (p. 385) reposent sur l’esprit et procèdent des imprégnations psychiques (bag-chags). Leur irréalité est soulignée au moyen de diverses comparaisons. À l’opposé, les qualités positives de la nature ultime sont soulignées, dans des termes identiques à ceux des gzhan-stong-pa.

Le traitement du Chemin commence p. 385 par les mots : don gnyis-pa lam nyams su blang-ba ni… La manière du pâramitâyâna est distinguée de celle du mantrayâna ; mais cet opuscule se conforme à l’approche des sûtra. L’auteur présente une méthode de méditation simple, incluant la visualisation d’une forme de divinité, mais essentiellement le maintien de l’esprit dans sa condition naturelle, non amendée (p. 386) et montre sa légitimité par plusieurs citations. Il souligne (p. 387) que quand l’esprit est suspendu, la connaissance principielle inhérente (rang la gnas-pa) vient au jour aussi naturellement que reluit le soleil lorsque les nuages se dissipent.

À ce point du texte, la métaphore devient méthode, puisque l’auteur préconise, “afin de séparer le lustre de la lie” (dangs nyigs phyed-pa’i bog ’byin), une méditation sur le ciel que l’on contemple en tournant le dos au soleil. Le principal objet de cette méditation est de surmonter la dualité apparente de l’esprit “préhensile” ou spectateur, supposé interne, et de l’objet apparent “préhensible”, supposé externe.

Après quelques nouvelles citations authentifiant l’approche proposée, Klong-chen-pa en vient (p. 388) au traitement des trois expériences typiques de “délice”, “clarté” et “absence d’idées fictives”. Dans la méthode ici proposée, il ne s’agit pas d’entraver les perceptions externes, ailleurs supposées préjudiciables à la concentration de l’esprit, puisqu’elles sont en quelque sorte assumées par la connaissance principielle qui ne saurait être distraite de soi, étant universellement englobante.

Puis il est question du développement progressif des qualités des Terres et des Voies, les “yeux”, les “clairvoyances” et ainsi de suite, dont l’auteur dit (p. 390) qu’elles sont d’ores et déjà présentes en nous (rang chas su yod-pa). “Il en va [de leur apparition] comme de la naturelle venue au jour de l’image dans l’eau limpide” (ou : dans l’eau qui s’est éclaircie, dwangs ?).

On aborde la question du Fruit à la p. 390. L’auteur renvoie (p. 392) au Nges-don shing-rta chen-po (il s’agit du grand commentaire du Sems-nyid ngal-gso) pour plus de développements sur la question des qualités de l’Eveil. Cela donne un indice de la situation de ce texte dans son œuvre, à supposer, bien sûr, qu’il ne s’agisse pas d’une note rajoutée après-coup, voire d’une interpolation dont Klong-chen-pa n’aurait pas la paternité.

Le texte s’achève (pp. 392-393) par des vers de bon augure.

Colophon : Composé par Chos-smra-ba’i bsam-gtan-pa Tshul-khrims blo-gros à Gangs-ri thod dkar.

D. Quatrième section : textes rituels en rapport avec le gter-ma de Nyang-ral Nyi-ma ’od-zer — pp. 395-514. Nous ne donnons pas d’analyse détaillée de ces textes, qui n’ont pas d’intérêt doctrinal.

24. Nyang-gter bla-ma zhi-ba’i phrin-sgrub rin-po-che’i sgron-me —    pp. 396 – 472.
Colophon : Composé par le rNal-’byor-pa Dri-med ’od-zer.

25. Drag sgrub gsal-ba’i me-long —    pp. 472 – 477.
Colophon : Composé par rGyal-sras Dri-med ’od-zer.

26. Phrin sgrub kyi bu-yig thugs-rje’i lcags-kyu —    pp. 477 – 514.
Colophon : Composé par Dri-med ’od-zer à mChims-phu / dGe-gong-gnas.

E. Cinquième section : autres textes rituels — pp. 515-613

27. rGyal-ba zhi-khro’i sgrub dkyil rin-po-che’i gter-mdzod —    pp. 516 – 549
Colophon : Composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Gangs-ri thod dkar / O-rgyan rdzong.

28. ’Phags-pa ’Jam-dpal gyi sgrub-thabs yid-bzhin nor-bu — pp. 549 – 576
[le principal intérêt de ce texte de sadhâna de Mañjusrî pour le présent travail, c’est qu’il comporte un bref compte-rendu de la lignée de cette pratique, confirmant, s’il en était besoin, que Klong-chen rab-’byams a étudié auprès de Bla-brang-ba Chos-dpal rgyal-mtshan. C’est, du reste, un signe d’authenticité presque certaine pour ce petit texte, car un “faussaire” n’aurait pas pensé à cette filiation Bla-brang-pa —  Klong-chen rab-’byams, qui est peu connue. Le seul doute que l’on peut avoir tient à ce que la lignée continue un rang après notre auteur, jusqu’à un certain Ri-khrod-pa Seng-ge ’od. Mais la simple mention du nom de ce personnage peut avoir été interpolée ultérieurement, puis reproduite sans discernement sur l’édition xylographique.]

Colophon : Composé par bSam-yas-pa Ngag gi dbang-po à bSam-yas lhun gyis grub-pa.

29. ’Phags-pa dByangs-can-ma’i sgrub-thabs ’od kyi drwa-ba — pp. 576 – 588.
Colophon : Composé par dPal-ldan bsam-yas-pa Tshul-khrims blo-gros à gSang-phu.

30. dPal Tshogs kyi bdag-po’i sgrub-thabs rin spungs-pa’i ri-rgyal — pp. 588-613.
Colophon : manquant.


SECOND VOLUME DU GSUNG THOR-BU

sDe bdun gyi dbang-chog lag-len dang bcas-pa (chos srung gi skor) — pp. 1 – 88.

Notice générale

Ce groupe de textes, qui compte soixante-dix-sept pages dans l'édition citée, est consacré à un rite de consécration des “gardiens du Dharma” (chos srung). Il est signé du nom de “Klong-chen rab-’byams, adepte du véhicule suprême”, mais le colophon ne comporte aucune autre précision quant à sa composition. Conformément à notre principe, puisqu'il s’agit d'un texte rituel, nous n'en donnons pas de table détaillée, outre les titres des fragments dont il se compose, tels qu'il s sont répertoriés dans la table en début de volume :

31. Dam-can sde bdun gyi dbang chog lag-len dans bcas-pa — pp. 2 – 10.
Il s’agit d’un bref texte rituel servant à conférer la consécration des sept classes de divinités gardiennes du Dharma.

32. dPal sngags kyi srung-ma'i rjes snang dngos-grub rgya-mtsho'i rang-bzhin — pp. 10 – 14.
Rite de consécration de Ral-gcig-ma (Ekajâti).

33. Ra-hu-la'i skong sgo khrag mtsho ’khyil-pa — pp. 14 – 36.
Rite de d’invocation de Rahu visant à mettre en œuvre ses activités terribles (mngon-spyod). On y trouve des malédictions abominables. Le rite peut effectivement être dirigé contre une personne particulière, puisque dans les prières et les mantra des places sont laissées vides pour y loger un nom (la formule che-ge-mo, “un tel”, devant être remplacée par le nom de la personne).

34. Drang-srong gza'i bcos thabs kyi gdams-pa rin-chen phreng-ba — pp. 36 - 52.

35. gNod-sbyin dmar nag gi skong sgo dgra las rnam-par rgyal-ba — pp. 53 - 69.

36. Shan-pa srog sgrub nag-mo'i skong sgo'i cho-ga ro-langs thal byed — pp. 69 - 88.

rGyal-brngan lag-len gnad kyi lde’u mig — pp. 89 - 176.

Notice générale

Ces trois textes, présentés de la p. 89 à la p. 176 du second volume des œuvres diverses, sont de nature purement rituelle. Ils sont signés de “l'adepte de la grande complétude naturelle, Klong-chen rab-’byams”, et les colophon précisent qu'ils ont été composés à dBu-ru zhva'i gtsug-lag-khang, lieu avec lequel, du reste, le titre du troisième souligne leur rapport.

37. rGya brngan lag-len dnad kyi lde’u mig — pp. 90 – 93.

38. bGryal brngan lo-rgyus dang bcas-pa — pp. 93 - 108.

39. Zhva padma dbang-chen mi-’gyur lhun gyis grub-pa'i phud-rabs ’phags-pa Kun-tu bzang-po mchod-pa'i dga’-ston — pp. 108 - 176.
 
(C) Rang-grol skor gsum

Notice générale

Cette Trilogie de l'auto-libération ayant fait l'objet de plusieurs traductions partielles ou complètes, il n'est pas utile de la décrire en grand détail. Nous nous contenterons donc d'une table permettant de se repérer aisément dans le texte tibétain et de quelque remarques qu'il nous semble nécessaire d'ajouter à la bibliographie existante.

(C.a) SEMS-NYID RANG-GROL- pp. 178 – 236 (A) / 136 – 180 (B)

(1) rDzogs-pa chen-po sems-nyid rang-grol — pp. 178 – 210 (A) / 136 – 160 (B)
1.1. [Comment les adeptes de capacité supérieure] se libèrent par la [seule] compréhension du Fond — pp. 178 – 192 (A) / 136 – 146 (B)
1.2. [Comment] les [adeptes de capacité] moyenne se libèrent par la méditation du chemin — pp. 192 – 205 (A) / 146 – 156 (B)
1.3. Le grand Fruit spontanément établi — pp. 205 – 209 (A) / 156 – 159 (B)
1.4 Conclusion — pp. 209 – 210 (A) / 158 – 160 (B)

(2) rDzogs-pa chen-po sems-nyid rang-grol gyi lam-rim snying-po'i don-khrid — pp. 210 – 232 (A) / 160 – 176 (B)

La lignée du Sems-nyid rang-grol :
(0)    Samantabhadra
(1)    Amitabhâ
(2)     Padmasambhava
(3)     Ye-shes mtsho-rgyal
(4)     Sîlamati
(5)     mkhas-grub bDe-legs rgya-mtsho
(6)     chos-rje sMon-lam ’od-zer
(7)     “Moi-même”.

(3) Sems-nyid rang-grol gyi gSol-’debs — pp. 232 – 236 (A) / 176 – 180 (B)

Comme son nom l'indique, ce texte est une prière, et plus particulièrement une prière aux maîtres de la lignée de transmission des enseignements que l'auteur expose dans le Sems-nyid rang-grol. Il faut croire que l'auteur se réclame à cet égard de quelque vision (dag-snang) ; mais on ne trouve rien à ce sujet en particulier dans les diverses biographies. Cette prière ne présentant pas d'intérêt majeur pour nous par ailleurs, d'autant plus que l'on peut en prendre connaissance dans le livre de Philippe Cornu, nous nous bornerons à donner ici la dynastie des maîtres du Sems-nyid rang-grol telle qu'elle y apparaît, qui est un document sur quelques générations de maîtres et disciples après Klong-chen-pa.

1.    Samantabhadra en union
2.    Amitabhâ en union
3.     Padmasambhava en union [huit formes]
4.    Ye-shes mtsho-rgyal
5.     Dri-med ’od-zer (rgyal-sras — ) [= Klong-chen-pa]
6.     bDe-legs rgya-mtsho (mkhas-grub — )
7.     Matimangala (bya-btang) [Blo-gros bkra-shis?]
8.     Gunasrî (byang-sems) [Yon-tan-dpal?]
9.     bSam-grub rgyal-po (sprul-sku)
10.     Nam-mkha’ gzhon-nu (’khrul-zhig)
11.     Chos-dbyings rdo-rje (rgyal-sras)
12.     Blo-gros rgyal-mtshan (mkhas-grub)
13.     rTsa-ba’i bla-ma

 (C.b) CHOS-NYID RANG-GROL

1.    rDzogs-pa chen-po chos-nyid rang-grol — pp. 236 - / 180 – 195 (B).

1.1. [Comment les adeptes de capacité supérieure] se libèrent par la [simple] compréhension du Fond — pp. 180 - 186
1.2. [Comment] les [adeptes de capacité] moyenne se libèrent par la méditation du chemin — pp. 186 - 192
1.3. Le grand Fruit spontanément établi — pp. 192 - 194
1.4 Conclusion — pp. 194 - 195

2.    rDzogs-pa chen-po chos-nyid rang-grol gyi khrid-yig — p. 195 - 210.

2.1.    Introduction — p. 195
2.2.    Développement — p. 195
   2.2.1.    La lignée des maîtres : elle passe du dharmakâya Amitabhâ à Avalokitesvara, le
   sambhogakâya, puis à Padmasambhava, le nirmânakâya, puis à la dâkinî Ye-shes
   mtsho-rgyal et ensuite “au bodhisattva (rgyal-sras) Dri-med ’od-zer”, c'est-à-dire Klong-
   chen-pa.
    2.2.2.    Les préceptes issus de cette lignée — p. 196
       2.2.2.1.    Les plus courageux se libèrent en cette vie — p. 196
          2.2.2.1.1.    La purification préliminaire de l'esprit — p. 196
             2.2.2.1.1.1.    L'union à la condition du maître (guru-yoga)
             2.2.2.1.1.2.    Le yoga [de l'offrande] du mandala — p. 197
             2.2.2.1.1.3.    Le yoga des cent syllabes [du mantra de Vajrasattva]
             2.2.2.1.1.4.    Le yoga des quatre [pensées] infinies [amour, compassion, joie,
             équanimité] — p. 198
             2.2.2.1.1.5.    Le yoga de l'esprit d'Éveil [aspiration / engagement]. Le texte
             comporte un rappel des diverses souffrances du samsâra.
             2.2.2.1.1.6.    Le yoga de la vision bienheureuse (bde mthong ?) d'Intelligence
             — p. 199 (Il s'agit d'une pratique de quiétude, zhi-gnas).
             2.2.2.1.1.7.    L'éminente inspection (lhag-mthong) ou le yoga de la connaissance
             principielle.
                 2.2.2.1.1.7.1.    Examen de la provenance, de la résidence et de la destination
                 [des idées fictives].
                 2.2.2.1.1.7.2.    Examen de la couleur, de la forme et des caractéristiques .
                 — p. 200
                 2.2.2.1.1.7.3.    Examen des définitions de ce qui est à adopter et à bannir.
          2.2.2.1.2.    La confrontation principale — p. 200
          2.2.2.1.3.    Comment préserver par la suite [la compréhension née au moment de
           la confrontation] — p. 202
        2.2.2.2.    Les médiocres se libèrent dans l'état intermédiaire post-mortem — p. 205
           2.2.2.2.1.    L'entraînement durant cette vie
              2.2.2.2.1.1.    Entraînement diurne
              2.2.2.2.1.2.    Entraînement nocturne — Simple rappel des ponts-clefs. Les
              instructions pour le yoga du rêve sont beaucoup plus développées dans le
              sGyu-ma ngal-gso et ses commentaires, par exemple.
           2.2.2.2.2.    L'éclaircissement du moment de l'agonie
           2.2.2.2.3.    La libération dans l'état intermédiaire
        2.2.2.3.    Les moins [assidus] se libèrent après avoir passé dans la terre pure du
        grand délice (sukhavatî). — p. 209
     2.2.3.    L'apposition du sceau [soulignant] la grande estime [où il faut tenir] cet
     enseignement — p. 210    
2.3.    Conclusion — 210


(C.c) MNYAM-NYID RANG-GROL — pp. 211 - 246 (B)

1.    rDzogs-pa chen-po mnyam-nyid rang-grol — p. 211 - 233
   1.1.    Comment les meilleurs se libèrent par la simple compréhension de la nature du
   Fond — pp. 211 - 221
   1.2.    Comment on se libère par la méditation du chemin — pp. 221 - 231
   1.3.    Le fruit spontanément établi — pp. 231 - 233
   1.4.    Colophon — p. 232

2    rDzogs-pa chen-po mnyam-nyid rang-grol gyi gsol-’debs — p. 232

3    rDzogs-pa chen-po mnyam-nyid rang-grol gyi khrid-yig rin-chen snying-po
— p. 233 – 246.

 
Byang-chub sems kun byed rgyal-po'i don khrid rin-chen gru-bo — pp. 318 – 352 (A) / 246 - (B)

Table analytique

1.    Introduction — p. 318 —Hommage ; que les Buddha ont essentiellement dispensé un enseignement de sens indirect (drang don) en vue de préparer leurs auditeurs à l'exposé direct du sens certain (nges don). Le Kun-byed enseigne, lui, la vérité essentielle telle quelle.
2.    Développement — p. 318
   2.1.    La nature du maître qui dispense les préceptes — p. 321
   2.2.    Les caractéristiques des disciples qui reçoivent l'enseignement — p. 323
   2.3.    La nature des préceptes reçus — p. 324
      2.3.1.    Liste des membres de la lignée, pour donner confiance au disciple — p. 324

         1. Kun-byed rgyal-po
         2.    Les Éveillés des cinq clans et Sems-dpa’ rdo-rje
         3.    dGa’-rab rdo-rje
         4.    Mañjusrîmitra
         5.    Srî Sing-ha
         6.    Vairocana (sprul-pa’i lo-tsâ-ba — )
         7.    g.Yu-sgra snying-po (rgyal-mo — )
         8.    lCog-ro sKyes-bzang legs-smin
         9.    ’Brom Legs-pa'i blo-gros
         10.    rBa rGyal-ba'i dbang-po
         11.    mTshur mChog gi bla-ma
         12.    Drung Ye-shes dbang-po
         13.    Zur-ston Rin-chen grags-pa
         14.    lCe dGa’-ba'i dbang-po
         15.    sNyan Rin-chen rtse-mo   (Bo-dong rin-po-che — ?)
         16.    Kun-dga’ don-grub   (Chos-rje — , 1268 – 1328)
         17.    gZhon-nu don-grub (Slob-dpon — ) 
         18.    Klong-chen rab-’byams 
         19.     [’Jam-dbyangs kun-dga’ rgyal-mtshan]
         20.    [Râ-dza (mtshungs-med chos-rje rin-po-che —)]
         Etc.

      2.3.2.    Les préceptes proprement dits, issus de cette lignée — p. 326
         2.3.2.1.    Le Guru-yoga préliminaire — p. 326
         2.3.2.2.    La partie principale ou la manière d'impartir des instructions — p. 3
         2.3.2.3.    La partie subséquente, ou la manière de préserver les expériences — p. 3
      2.3.3.    L'apposition du sceau du secret — p.

3.    Conclusion


(E).    sNying-po’i don gyi mgur

dKar-chag chen-po (sNying-po’i don gyi mgur, n° 0) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 358 – 364 (A) — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.
    Ce petit texte n'est certainement pas de Klong-chen rab-’byams malgré le colophon qui lui a probablement été ajouté. En effet, il y est question de notre auteur à la troisième personne, p. 363.

1.    gSol-’debs yan-lag bdun-pa (incipit : ’Di phyi’i skyabs-gnas bla-ma rje…) (sNying-po’i don gyi mgur, n° 1) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 364 – 365. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.
Une variante de la prière en sept branches.

2.    gNas-lugs don gyi mandala (incipit : ’Gro-ba’i skyabs-gnas bla-ma rjesNying-po’i don gyi mgur, n° 2) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 365 – 367. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling. — Offrande du mandala du mode-d’être.

3.    bKa’-drin dam-pa zhes-bya-ba’i gsol-’debs (incipit : rGya-ba’i rnam-’phrul bla-ma rje…sNying-po’i don gyi mgur, n° 3) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 367 – 369. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling. Ce très beau chant, exprimant la nostalgie de l’auteur se rappelant son maître, peut être daté approximativement grâce au vers dus na-ning bzhugs kyang da lo med — “Il était là l’an passé, mais maintenant, il n’y est plus”. Si l’on suppose que le maître en question est Ku-ma-râ-dza, puisque ce dernier est mort en 1343, le chant doit être de 1344.

4.    Phan-pa’i snying-gtam (incipit : Shes-bya’i dkyil-’khor yangs-pa’i mkha’-dbyings su…sNying-po’i don gyi mgur, n° 4) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 369 – 373. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams, sans indication de lieu. — Incitation à la pratique. Les premiers vers sont très beaux ; la suite est faite de lieux communs de la prédication bouddhique.

5.    dPe-don nges-don rdo-rje’i mgur (incipit : rGyal-ba’i rnam-’phrul bla-ma rjesNying-po’i don gyi mgur, n° 5) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 373 – 377. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling. — Texte très réussi poétiquement, même s’il n’est pas excessivement original ni dans le fond ni par la forme. C’est une suite de quatrains dont le premier vers présente une comparaison, que le second explique ; les deux derniers, commençant invariablement par da-res pour finir par …na legs, expriment une résolution née de la compréhension de la vérité exprimée par les deux premiers. Ce chant est assez dans la veine du Man-ngag rin-po-che’i mdzod, présentant des maximes de morale tournées d’une manière spirituelle et touchante.

6.    gNyug-ma rdor-je’i mgur ou rGyu-’bras rtsol-sgrub ’das-pa’i mgur (incipit : rTogs-pa chos-nyid rgya-mtsho’i klong…sNying-po’i don gyi mgur, n° 6) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 377 – 378. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling. — Suite de six quatrains en vers heptasyllabes (en comptant l’hommage au maître comme premier vers du premier quatrain) sur la vue du rDzogs-chen.

7.    Khyung chen rdo-rje mgur (incipit : mKha’ ltar dag-pa’i dpal mgon chos kyi rje…sNying-po’i don gyi mgur, n° 7) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 378 – 381. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling, à l’attention du Slob-dpon Rin-chen shes-rab. —Très beau chant exprimant la vue du rDzogs-chen dans le style du Sems-nyid rang-grol.

8.    rTsa-rlung rdo-rje’i mgur (incipit : notice : Bla-ma grub-chen rnams kyis gsungs-pa’i… ; texte proprement dit : rGyal-ba kun dang dbyer-med cing…sNying-po’i don gyi mgur, n° 8) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 381 – 383. — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling, à l’attention du Slob-dpon Rin-chen shes-rab.

9.    dGos-med don gyi rdo-rje’i mgur (incipit : prologue : Chos-rje bla-ma de nyid… ; texte proprement dit : gSol-ba ’debs so bla-ma rin-po-che…sNying-po’i don gyi mgur, n° 9) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 383 – 386. — Colophon : composé par Rang-bzhin rDzogs-pa chen-po’i rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.

10.    Nges-’byung skyo-shas bskyed-pa’i ri-khrod dgon-pa-ma (incipit : prologue : rGyal-sras chos-rje de nyid… ; texte proprement dit : rGyal-ba kun gyi yang mes-po…sNying-po’i don gyi mgur, n° 10) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 386 – 396. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Yan-pa blo-sde à Lhun-grub gling.

11.    Mya-ngan zhi khro rdo-rje’i mgur (incipit : prologue : rGyal-sras chos-rje nyid Lhun-grub gling … ; texte proprement dit : gSol-ba ’debs so bla-ma rin-po-che…sNying-po’i don gyi mgur, n° 11) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 383 – 386. — Colophon : composé par rNal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue indique que le texte a été composé à Lhun-grub gling.

12.    Na dga’ shyi skyid rdo-rje’i mgur (incipit : prologue : mTshungs-med chos-rje bla-ma nyid rGya-ma gang na… ; texte proprement dit : bDe-chen ’pho-’gyur med mnga’-ba…sNying-po’i don gyi mgur, n° 12) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 383 – 386. — Colophon : composé par rNal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue indique que le texte a été composé à Lhun-grub gling.

13.    Na-ba lam khyer rdo-rje’i mgur (incipit : prologue : Yang de nyid kyi dus su… ; texte proprement dit : dGa’-ba’i ngang la rtag tu bzhugs…sNying-po’i don gyi mgur, n° 13) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 399 – 402. — Colophon : composé par rNal-’byor gyi dbang-phyug Na-tshogs rang-grol.

14.    Zhen-pa bzhi bral rdo-rje’i mgur (incipit : prologue : mTshungs-med rgyal-sras bla-ma nyid Lhun-grub gling gi dben-gnas… ; texte proprement dit : Yon-tan thams-cad rab rdzogs shing…sNying-po’i don gyi mgur, n° 14) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 402 - 403. — Colophon : composé par rTogs-pa gcig-chod du grol-ba’i rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams.

15.    ’Khor-ba dong-sprugs-ma (mChog gsang rdzogs-pa chen-po rdo-rje rtse-mo’i gluincipit : prologue : Dharmadhâtuye… ; texte proprement dit : Yon-tan thams-cad rab rdzogs shing…sNying-po’i don gyi mgur, n° 15) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 403 - 407. — Colophon : composé par Chos-nyid zad-sar ’khyol-ba’i rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams.

16.    Phun-sum tshogs-pa lnga-ma bkra-shis rdo-rje’i glu (incipit : Namo gurubhya˙ mangala-svåsti-siddhi-ho˙…rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 1) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 407 - 410. — Colophon : composé par rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.

17.    bDe-skyid gtso-mo-ma bkra-shis rdo-rje’i glu (incipit : Tshogs gnyis rab rdzogs rgya-mtsho nas…rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 2) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 410 - 413. — Colophon : composé à la demande de rGyal-sras bZod-pa.

18.    Legs-pa dam-pa-ma (incipit : dNgos-grub ye-shes rgya-mtsho las…rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 3) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 413 - 415. — Colophon : [chant] entonné par Gu-yangs yan-pa blo-bde.

19.    Nor-bu nyi-ma chos kyi glu ou Nor-bu nyi-ma-ma (incipit : ’Dod-’byung dpag-bsam yid-bzhin mkha’…rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 4) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 415 - 417. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à l’incitation de rNam-grol zla-ba.

20.    dGos-’dod ma-lus ’byung-ba’i gnas… (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 5) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 417 - 419. — Colophon : composé à l’incitation du Slob-dpon Rin-chen shes-rab.

21.    gZhi lam ’bras gsum rdo-rje’i glu (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 6) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 419 - 420. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à l’attention du rTogs-ldan Byang-rdor.

22.    Theg-pa rim-dgu-ma (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 7) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 420 - 422. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub-gling, à la demande de deux frères moines appelés [tous deux] Rin-chen.

23.    O-rgyan sbyin-rlabs-ma (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 8) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 422 - 424. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.

24.    Chang gi yon-tan la bsngags-pa bdud-rtsi’i zil mngar-mag (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 9) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 424 - 428. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

25.    gTad-med yongs grol rdo-rje’i glu (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 10) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 428 - 430. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams / Gu-yangs yan-pa blo-bde. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

26.    mKha’-’gro ’dus-pa rdo-rje’i glu (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 11) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 430 - 432. — Colophon : composé par Theg-pa mchog gi rnal-’byor-pa Yan-pa blo-bde. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

27.    bDe-skyid ri-khrod-ma (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 12) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 432 - 439. — Colophon : composé par Phyogs-med kyi rnal-’byor-pa Na-tshogs rang-grol.

28.    Mya-ngan gzhi grol rdo-rje’i glu… (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 13) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 439 - 443. — Colophon : composé par le rNal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

29.    Bar-do ’phrang grol gyi mgur (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 14) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 443 - 445. — Colophon : composé par par le rNal-’byor-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

30.    sBas-yul rin-chen-ma (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 15) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 445 - 451. — Colophon : composé par par rGyal-sras Dri-med ’od-zer. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

31.    ’Khor-ba dong-sprugs rdo-rje’i glu (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 16) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 451 - 454. — Colophon : composé par par rNal-’byor gyi dbang-phyug dam-pa Klong-chen rab-’byams. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

32.    bKra-shis dpal-’bar-ma (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 17) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 454 - 456. — Colophon : fait défaut. Le prologue nous apprend que ce chant a été composé à Lhun-grub gling.

33.    Bla-ma dam-pa Ku-ma-râ-dza la rtogs-pa phul-ba / … gdams-ngag sangs-rgyas lag ’chang (rDo-rje'i glu gsum-cu, n° 18) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 456 - 461. — Colophon : texte dans lequel l’auteur a exprimé sa compréhension du khregs-chod à son maître, composé en la présence de ce dernier, à l’ermitage de Rin-chen gsang-ba’i yang-gab à g.Ya-phu’i mig. La composition de ce texte, non signé, est forcément située entre 1334 et 1337, époque du séjour de l’auteur auprès de ce maître. Il ne peut absolument pas être plus tardif, étant donné, de plus, que le khregs-chod est certainement la pratique par laquelle Klong-chen rab-’byams a commencé auprès de Ku-ma-râ-dza, et qu’il a dû lui exprimer sa compréhension ainsi au bout de quelques mois de pratique. Nous penchons, de ce fait, pour l’année 1334.

(F).    gSang-ba bla-na med-pa’i chos-spyod lam-khyer gyi rim-pa — pp. 479 – 571

Colophon :
Composé par Klong-chen rab-’byams / Dri-med ’od-zer à Grog-ri rin-chen ’byung-ba’i gnas.

Bla-ma’i rnal-’byorgSungs thor-bu, vol. II, pp. 574 – 582 Colophon : fait défaut. Ce texte fait apparemment corps avec les suivants, cf. mChod-pa’i byang-bu et rDzogs-chen gyi gsol-’debs phun-gsum dpal ’bar.

mChod-pa’i byang-bugSungs thor-bu, vol. II, pp. 582 – 583 Colophon : absent. Ce texte fait apparemment corps avec le suivant, rDzogs-chen don gyi gsol-’debs phun-gsum dpal ’bar.

rDzogs-chen don gyi gsol-’debs phun-gsum dpal ’bargSungs thor-bu, vol. II, pp. 483 – 586 — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams à Lhun-grub gling.

rTsa-ba gsum gdungs-sems gyi gsol-’debs smon-lamgSungs thor-bu, vol. II, pp. 586 – 590 — Colophon : composé par Dri-med ’od-zer ; pas d’indication de lieu.

Bar-do’i gdams-pa tshangs sprugs su gdab-pa gnad kyi man-ngaggSungs thor-bu, vol. II, pp. 590 – 592 — Colophon : composé par Kun-mkhyen Klong-chen rab-’byams.

’Chi-kha bar-do dang chos-nyid bar-do’i smon-lam thos-pas grol-ba / Kye-ma rigs kyi bu… (partie additionnelle concernant le srid-pa’i bar-do) — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 592– 596 — Colophon : composé par Klong-chen rab-’byams, sans indication de lieu.

bsNgo-ba rin-po-che’i phren-bagSungs thor-bu, vol. II, pp. 596 – 607 — Colophon : composé par Tshul-khrims blo-gros bSam-yas-pa.

Tshig su bcad-pa’i bstan-bcos me-tog gi rgyan — gSungs thor-bu, vol. II, pp. 609 – 621 — Colophon : composé par Tshul-khrims blo-gros à bSam-yas lhun-gyis grub-pa’u gtsug-lag-khang.

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