Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Stéphane Arguillère

Stéphane Arguillère

Études, réflexions et souvenirs sur les religions tibétaines

Souvenirs relatifs à Chhimed Rigdzin Rinpoché : n° 20 (épilogue)

Source de l'illustration : Page Facebook Khordong worldwide.

Je considérais cette série de souvenirs sur Chhimed Rigdzin Rinpoché comme close, quand l’ami David Dubois a ajouté ses souvenirs au miens dans un excellent — et amusant — article de La Vache Cosmique. Il y dépeint très bien notre naïveté de jeunes gens assoiffés d’enseignements sublimes et profonds, et la manière dont nous avons été décontenancés par Chhimed Rigdzin.

  Quand on lit l’article de David, on a le sentiment que, tout de même, CRR était trop bizarre et qu’il aurait mieux valu s’adresser à des maîtres sérieux. Je reconnais pour ma part avoir eu un engouement pour des personnages un peu ludiques, sur la base du préjugé dont je vois aujourd'hui toute la fausseté, selon lequel la voie spirituelle devrait consister dans une sorte de dérèglement méthodique de tous les sens, menant à un par-delà bien et mal. Je crois que, dans ma jeunesse, je me suis trop imprégné de cette espèce de surréalisme diffus, celui qui a dû surnager à la faveur de Mai 68 et qui était encore dans l'air dans mes jeunes années — cette sorte de pensée qui imprègne tous les discours avant-gardistes en art, notamment, qui ne goûte que la plongée dans l'inconnu, le déconditionnement, la retour à la simplicité immédiate en surmontant toutes les peurs, etc., bref, le type même de verbiage que l’on trouve sous la plume de Chögyam Trungpa, ce grand artisan de néo-bouddhisme séducteur.

   Malgré tout, ce n’est pas comme si, à côté de lamas fous et finalement décevants parce que confus ou irresponsables, il y en avait de sérieux et bons transmettant méthodiquement des dispositifs théoriques et pratiques «qui marchent». Même si mon engouement me portait plutôt vers Nyoshül Khenpo, qui n’enseignait presque rien, ou vers Chhimed Rigdzin, qui paraissait faire n’importe quoi, j’ai aussi suivi d’autres maîtres, qui transmettaient de A à Z des dispositifs de pratique traditionnels, sans erreur, sans inventions personnelles, sans rien ajouter ni retrancher de leur propre cru. Et pourtant, malgré mes efforts, à l'époque, pour mettre en pratique ces «techniques», il en ressortait une impression de grande stérilité, qui me rabattait vers les maîtres bizarres avec qui, au moins, on avait le sentiment qu’il se passait quelque chose.

  Il va sans dire que je n’ai pas connu le pire du charlatanisme tibétain, qui, hormis le cas Sogyal Rinpoché, ne s’est déployé que plus tard, dans les années 2000, peut-être. Je n’ai rien à en dire parce que je connais à peine le nom de ses acteurs, des gourous auto-proclamés qui ont déferlé sur la pauvre France comme une vague de morts-de-faim prêts à toutes les impostures pour l’argent, la gloire et les femmes européennes. Je ne veux pas du tout discuter de ces cas, qui ne prêteraient qu’à des remarques amères (quoique justes) comme celles qui emplissent le livre de Marion Dapsance, Les Dévôts du bouddhisme. Ce qui m’intéresse, ce sont les attentes toujours déçues de ceux qui sont aller chercher la sagesse auprès de maîtres qu’on peut regarder comme authentiques au point de vue de la tradition religieuse tibétaine (pour ne parler que de ce que je connais).

   À la fin, la vraie bonne question, esquissée au moins par l'article de David Dubois, c'est quand même : qu'est-ce donc que nous avons imaginé, nous jeunes Européens, en consacrant tant d'efforts à chercher la sagesse auprès de ces maîtres asiatiques ? Et qu'est-ce que nous avons trouvé ? Si j'ai voulu raconter mes souvenirs à propos de Chhimed Rigdzin, c'est que lui, au moins, n'était pas dupe du personnage du « Maître », et en jouait très librement, d'une manière qui faisait au moins un peu «bouger les lignes».

   On me dira, chez les bouddhistes occidentaux, que je n'exprime là que ma déception que l’on interprètera en m’en imputant la faute («il n'a pas assez pratiqué», normal, puisque « c'est un intellectuel », donc, bien entendu, un orgueilleux qui doit être puni— ce que bien entendu n’est jamais l’autodidacte qui pose en gourou d’Internet !). Je connais par cœur ces raisonnements que j'ai entendus entre l'âge de 15 ans et celui de 39 ans dans les falmeux «centres». Mais bon, aussi déficient spirituellement que je puisse être, je ne suis pas tout de même plus idiot, et surtout plus aveugle, qu’un autre, et j'ai au moins regardé autour de moi. Le peu d'Occidentaux pratiquants du bouddhisme que je trouve édifiants, sont, à mon avis, des personnes pour lesquelles j'aurais eu la même estime sans le bouddhisme, voire, même s'ils s'étaient tournés vers une religion ridicule et déprimante au dernier degré, ou vers aucune spiritualité.

   En gros, parmi les disciples occidentaux, je vois trois ou quatre types : les humbles masochistes, qui continuent d'espérer que leur persévérance va porter à l'avenir les fruits qu'elle n'a pas porté jusque là ; les rusés pervers, qui compensent la sécheresse d'une pratique stérile par des avantages secondaires (certains poussant le cynisme jusqu'à ouvrir une petite boutique de gourou freelance — il est vrai que cela ne demande aucun talent, mais seulement beaucoup de narcissisme) ; les désabusés, qui n'y croient plus, ou du moins (variante) désespèrent personnellement de réussir. Après il y a une sorte de quatrième catégorie, celle des malins autogérés qui pensent pouvoir extraire de la tradition bouddhique tibétaine quelques bribes de savoir ou de savoir-faire et en faire bon usage tout seuls dans leur coin. Il y a toutes les combinaisons possibles de ces quatre types ; affaire de tempérament.  

   Les souvenirs amusants de David sur Chhimed Rigdzin Rinpoché recevant des entrevues en regardant des dessins animés à la télévision (et faisant parfois mine de s’y absorber avec un profond intérêt quand les gens venaient lui raconter des choses sensibles ou lui poser des questions sensibles) m’ont rappelé une scène inoubliable dans le même genre, celle de sa visite au Centre d'Études Tibétaines des Instituts d'Asie du Collège de France en 1989 ou 1990.

   CRR eut une discussion assez comique avec le bibliothécaire, dont on me permettra de taire le nom ; il se reconnaîtra peut-être et j’espère qu’il ne m’en voudra pas de rapporter l’histoire telle que je m’en souviens, d’ailleurs dans le même esprit mi-parti d’attendrissement amusé sur le passé et d'admiration mêlée de perplexité pour le bonhomme Chhimed Rigdzin.

   Le bibliothécaire — nous l'appellerons N — avait accroché au mur, derrière sa chaise, une affiche représentant Ekadzati, divinité protectrice du Dzogchen, dans la forme sous laquelle elle est vénérée par les étudiants de Namkhai Norbu R., c’est-à-dire, tenant dans sa main droite un bâton se terminant par une svastika à trois branches. C. R. R. lui demanda :

« What is that ? NAZI GODDESS ? »

Ceux qui les connaissent savent à quel point il est rare que les maîtres tibétains, surtout ceux de cette génération-là, plaisantent sur les « Gardiens ». C’était, pour le moins, piquant. Après une discussion où CRR faisait semblant de ne pas comprendre le tibétain de N et lui répondait comme toujours dans son « broken english », il lui a demandé ce qui l’intéressait dans le bouddhisme tibétain. 

— Le Yangti nagpo [un enseignement très profond et rare du Dzogchen], a répondu N. 

— Ah, et pourquoi cela s’appelle-t-il ainsi [c'est-à-dire « quintessence noire »] ?

— Parce qu’on y pratique le développement des visions lumineuses à la faveur de retraites dans l’obscurité complète, lui a répondu, en substance, N.

— Pas du tout ! C'est parce que, de même que le noir recouvre toutes les couleurs, mais n’est recouvert par aucune, de même, la nature de rigpa enveloppe tous les phénomènes mais n’est voilé par aucun d’entre eux.

Cette réponse, que j’avais trouvée poétique, mais improbable, m’a été confirmée plus tard par je ne sais plus quel lama savant à qui je l’ai rapportée.

   C’est à cette occasion que CRR a rencontré aussi Mme Anne-Marie Blondeau, venue lui rendre visite à la bibliothèque. Je ne me souviens pas, en revanche, qu’il lui ait dit quoi que ce soit de trop incongru.

   En partant, il semble avoir, probablement volontairement, replacé à un endroit improbable (le haut peu visible d'une étagère) un volume tibétain qu’on lui avait apporté. Le bibliothécaire, N, l’a cherché pendant plusieurs jours, persuadé que le lama l’avait volé. Je ne pense pas qu’il en ait gardé un très bon souvenir ; il m’a rapporté une histoire à propos d’un grand tibétologue tibétain qui, probablement dans les années 1960 ou 1970, était allé le voir en Inde pour lui poser des questions sur un texte ancien et obscur, le Samten Migdrön ou Lampe-Œil de la contemplation, dont Chhimed Rigdzin avait fait faire une édition. Il paraît que Rinpoché l’avait jeté dehors en poussant des hurlements et en jetant en l’air le texte tibétain — non relié — dont les pages se seraient éparpillées dans tous les sens.

   Ce qui me rappelle un autre souvenir encore (ils reviennent en ordre dispersé) à propos du Samten Migdrön : comme je demandais un jour à Rinpoché si ce texte était vraiment important et s'il était si difficile que cela à interpréter, il m’a fait une réponse étrange, que je rapporte comme je m’en souviens et comme j’ai cru la comprendre : « Ils n’y comprennent rien, parce qu’il y a des passages qui se lisent de la fin vers le début ». Je n’ai pas trouvé depuis à quoi il faisait allusion ; l’anglais de CRR, franchement mauvais, faisait baigner tout ce qu’il disait dans une atmosphère de totale imprécision, dont je pense qu’il jouait, mais sans avoir jamais bien saisi en quel sens. 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

dubois 22/10/2017 17:35

Je vous remercie pour votre témoignage qui est très riche d'information et authentique .
et également pour la traduction du Gompa zhangtal que je vais lire. Vous êtes catholique mais aussi ancien disciple authentique de ce maître bouddhiste. Il y a des occidentaux qui ont suivi ce maître de manière authentique comme vous, heureusement pour CRR !
tous ne sont pas perdus comme ceux que vous avez connus, l’ignorance est de part et d'autre

Stéphane Arguillère 07/12/2017 08:18

Ce serait une très longue réponse. Ce que je veux dire, c'est que la doctrine aristotélicienne de la substance (pour parler comme les latins) et sa reprise et réinterprétation par le néo-platonisme montrent finalement un bien plus grand souci de penser le réel que ce que l'on trouve dans le bouddhisme. La réduction systématique, dans le bouddhisme, des touts aux parties qui les composent montre quand même un certain parti-pris d'aveuglement, par exemple quand il s'agit d'organismes vivants, etc.

Stéphane Arguillère 03/11/2017 11:22

Je vous remercie de votre aimable commentaire, j'ai beaucoup tardé à le publier — par pure distraction, ne m'en veuillez pas !

patrice 28/09/2017 09:50

Je te trouve quand même un peu pessimiste dans ta catégorisation des disciples occidentaux.
Je vois encore bien deux ou trois catégories:
1) déjà simplement ceux qui ont des résultats significatif. Tu ne vas pas rallier les croyances de ces tibétains qui sont persuadés que si tu n'es pas né au pays, le mieux que tu puisses faire est de pratiquer la générosité? Il y a de nombreux occidentaux qui sont parvenus sur le chemin de la vision, Ce ne sont surement pas les plus bavards, pas ceux qui vont étaler leur réalisation sur les réseaux sociaux ou dans la littérature, mais ils existent. J'en ai rencontré. Et c'est très stimulant. C'est parfois au moment de leur mort qu'on se rend compte à qui on avait à faire (cf bio de G Godet https://khyentsefoundation.org/project/gerard-godet/ )
2)Il y a ceux qui même s'ils n'ont pas forcément franchi le Rubicond ont eu des expériences ou des signes qui leur montrent que le chemin est le bon. C'est le cas par exemple de cet ami polonais qui me racontait sa première rencontre avec Rinpoche, en 1995. Introduit par un ami, il se retrouve à pratiquer une sadhana avec Rinpoche et un groupe de 50 personnes, probablement la gde rigdzin, Soudain, Rinpoche arrête la pratique et tout le monde médite en silence, jusqu'à ce que Rinpoche lance un vigoureux cri "phat" qui ébranle le silence. Mon ami me décrit alors une expérience bouleversante de non-dualité : "je ne savais plus qui j'étais, où j'étais, je ne pouvais plus parler, totalement un avec tout etc." La puja reprend ensuite et à la fin Rinpoche demande plusieurs fois si quelqu'un a ressenti qque chose de particulier. "Mais j'étais tellement bouleversé que je n'ai pu dire un mot à ce moment" me dit il.
J'en connais d'autres qui sont parvenus aux expériences de félicité lors de la pratique SHiné, certains amis élèves de Gangteng Rinpoche avec lesquel jnous partageon nos expériences quand au partique avancées, en sont au terme de la première vision de Tögal et voient poindre le début de la deuxième, d'autres amis ont eu les rêves indiquant la réussite de la pratique de purification de vajrasattva etc etc etc Autant d'expériences ou de signes qui renforcent la confiance dans cette voie et motivent pour continuer.
3) Et puis il y a les gens comme moi, à qui il n'est pas arrivé grand chose, mais qui lorsqu'ils s'assoient sur leur coussin et entonnent les pratiques de CR Lama ou d'un autre, se sentent revenir à la maison, un havre de paix et de bien-être simple mais important pour tempérer le stress de la vie moderne. Cela me fait penser à un texte de Patrul Rinpoche , le tsig sum nae dek il me semble, où il dit à un moment des pratiquants un truc du genre: "et même s'il ne deviennent pas Bouddhas en cette vie, vie après vie, ils seront heureux."

Stéphane Arguillère 28/09/2017 10:07

Ce que j'essayais surtout de d'exprimer, c'est surtout une perplexité de fond, qui bien sûr ne concerne peut-être que le pratiquant très médiocre que j'ai été: à savoir que bien sûr, quand on s'engage dans la voie du Dzogchen, on a des expériences et même des compréhensions qui concernent ce que la pensée occidentale appellerait la métaphysique, et plus spécifiquement l'ontologie. Même un sous-méditant paresseux comme moi a pu vraiment voir, et pas seulement conjecturer intellectuellement, quelque chose de ce que Heidegger appellerait « le sens de Être », enfin, ce que ça veut dire, pour les choses et pour l'esprit, que d'exister. Je ne songe nullement à nier cela, pas plus que les signes dans les rêves, etc., même si ces signes-là ont une signification moins solide.

Ce que je constate, dans mon cas (et c'est ce que j'essaie d'exprimer), c'est que ce commencement d'une vision directe, intuitive, de ce que les Tibétains appelleraient le "mode d'être" (gnas lugs, traduit souvent par "état naturel"), ne m'a guère rendu meilleur. C'est cela qui est déconcertant dans l'expérience du bouddhisme, telle du moins qu'à mon petit niveau je l'ai vécue: normalement, quand l'ignorance métaphysique se désépaissit, les passions (nyon mongs) devraient aussi s'atténuer et l'on devrait presque automatiquement aller vers un grand apaisement intérieur et une plus grande maturité morale, impliquant automatiquement une plus grande générosité.

Or, pour ma part, autant que je puisse en juger, disons, un commencement de gnose n'a pas amené un commencement de sanctification. Il y a toutes sortes de difformités intérieures qui, en moi, n'ont commencé à s'atténuer que moyennant la conversion catholique. Bien sûr, j'aurais pu faire comme tout le monde, me donner un air d'initié et travestir mes démons intérieurs en «folle sagesse» et autres «moyens habiles» et faire passer tout ce qui était du côté du ressentiment pour de la «compassion courroucée», etc., bref, jouer, comme tant d'autres, le personnage du sage, pour n'avoir pas l'air de «cracher dans la soupe» bouddhique. Mais, si j'ai beaucoup de tares, je n'ai pas celle de l'hypocrisie et j'ai préféré, à un moment donné, quitte à être taxé d'impatience ou d'inconstance (après 25 ans de bouddhisme tibétain, quand même), me dire que quelque chose n'allait pas. Je pense tout de même aujourd'hui que, si le centre de gravité de la voie spirituelle n'est pas forcément dans la morale, c'est quand même sur le terrain de la bonification morale que se mesure la réalité des progrès accomplis sur la voie spirituelle.

Quiconque constate, après de longs efforts sur une voie spirituelle, qu'il ne devient pas meilleur, voire, plutôt pire, doit nécessairement et de toute urgence se poser des questions soit sur la qualité de cette voie, soit sur celle de sa manière de la pratiquer. Je ne crois plus du tout au «sage» qui ne serait pas aussi un «saint», même si j'accepte bien volontiers des formes se sainteté paradoxales et même choquantes pour le tout-venant. C'est, encore une fois, sur le terrain du détachement réel, de la générosité réelle, de la patience réelle, que se mesurent les progrès accomplis. Sans cela, on est juste dans le domaine de la fantasmagorie ésotérique, voire de «Satan travesti en ange de lumière» (fût-elle irisée).

David 22/07/2017 21:53

Bonjour,

J'ai bien suivi toute la série, dont j'ai beaucoup aimé. Merci pour le témoignage.
Je suis bien d'accord que (et je ne suis pas le seul, je pense) que souvent les maîtres nous veulent donner plus qu'on imagine, mais pas sous la forme dont on s'attend et qu'on voudrait.

Vous disez : "Ce qui m’intéresse, ce sont les attentes toujours déçues de ceux qui sont aller chercher la sagesse auprès de maîtres qu’on peut regarder comme authentiques au point de vue de la tradition religieuse tibétaine". Ce serait très intéréssant si vous nous racontez votre parcours là, et ça serait instructif pour tous les dévôts engagés (ou potentiels) dans une ou autre forme de bouddhisme en occident. Bien sûr, vu que la plupart des maîtres et enseignants seront encore vivants et actifs, il faudrait changer les noms et lieux, pour que seuls les concernés s'y reconnaîtront.
Je pense qu'il faudrait encore ajouter une cinquième catégorie aux quatre que vous énoncez : les déçus optimistes, c-a-d ceux que s'y sont engagés sérieusement dans le bouddhisme pendant un temps, et n'ont pas reçu rien de réel, ou presque, mais qui pour autant ne sont pas devenus déçus par la spiritualité, et sont donc allés chercher ailleurs d'autres voies. J'en sais un peu puisque j'ai fait une route pareille.

Bien à vous,
David

Stéphane Arguillère 28/09/2017 16:22

Je vous remercie de votre témoignage qui m'encourage à poursuivre dans cette voie, en vue d'un livre dont ces quelques pages de souvenirs sont comme des brouillons d'un chapitre…

Maitrot Gilles 28/09/2017 15:56

à Stéphane Arguillère ... Bonjour,
Je vous suis très bien dans votre "positionnement", il arrive un moment où lorsque notre "finitude" nous interpelle (quel que soit sa manifestation d'ailleurs !); il est "salvateur" de considérer que notre cessation corporelle n'est pas "une blague" ! Dés lors, nous pouvons poser un regard "honnête" sur le parcours de notre vie, et éventuellement participer autant que faire se peut à "l’œuvre de complétude" ...
Merci encore pour votre courage à être simplement ce que vous êtes !
Gilles Maitrot/Corbin

Stéphane Arguillère 31/07/2017 10:30

Je vous remercie de votre commentaire, pardonnez-moi d'avoir tardé à le publier (j'étais loin d'Internet ces derniers jours). Ces quelques souvenirs sont en fait des brouillons de chapitres d'un livre que j'ai en chantier racontant mon parcours, à travers le bouddhisme tibétain, vers d'autres horizons.

Maitrot Gilles 17/07/2017 18:30

Bonjour,
Je tenais à vous remercier pour le partage « précieux » de ces souvenirs, qui m'ont ramené aux miens. C'est d'une haute tenue !
Nous attendons ceux que vous envisagez concernant Nyoshül Khen, quand bien même tout cela est bien loin dans ma vie d'aujourd'hui, et paradoxalement très « présent » !

https://www.babelio.com/livres/Rinpoche-Nyoshul-Khenpo-Le-chant-dillusion-et-autres-poemes/321355

Bien cordialement à vous ...
Gilles Maitrot - Corbin

Stéphane Arguillère 17/07/2017 18:48

Je vous remercie de votre aimable message de soutien. Il serait à souhaiter que bien d'autres ajoutent aux miens les souvenirs de ce dont ils ont été témoins, pour que, d'ici quelques décennies, on puisse, par recoupement, écrire une histoire fiable, ni pieuse ni polémique, de l'introduction du bouddhisme tibétain en France, de ses heurs et de ses malheurs. Pourquoi pas vous aussi ?…